Histoire de La Table de Cana de Gennevilliers

traiteur-engagc-depuis-1995La Table de Cana Paris-Gennevilliers, traiteur engagé depuis 1995

Quelques mots sur notre histoire :

Fondée en 1985 par Frank Chaigneau, La Table de Cana s’est développée au cours des années autour du métier de Traiteur et Organisateur de Réceptions et plus généralement des métiers de bouche.  Elle s’est constituée en Fédération en 2006 et reste le premier réseau national d’entreprises d’insertion sur ce métier avec 8 implantations (Paris Nord et Sud, Marseille, Lyon, Montpellier, Perpignan, Nîmes et Nogent s/Oise). En 2013, le Réseau a changé de nom pour « Les Traiteurs Citoyens », laissant à l’association d’origine la gestion commerciale de la marque « La Table de Cana ».

Installée depuis 1995, La Table de Cana Paris-Gennevilliers a d’abord produit dans un seul laboratoire avant de pouvoir se développer, grâce à son carnet de commandes croissant.

En juin 2002, un nouveau laboratoire satisfaisant aux dernières normes européennes est venu rejoindre l’existant: la Sarl Cockt’Elles, spécialisée dans la fabrication de cocktails et compléments dînatoires, destinée en priorité à un public féminin.

Fin 2006,  La Table de Cana Paris-Gennevilliers se réorganisait en profondeur en ouvrant une 3éme structure : la Sarl Cana Event, spécialisée dans la logistique, et déménageait son laboratoire d’origine dans des locaux plus spacieux et entièrement aux normes. Outre son activité de fabrication de buffets, repas, plateaux-repas, la Sarl LTBS commençait aussi à développer une activité de production de chocolat bio et équitable.

La capacité d’insertion de La Table de Cana Paris-Gennevilliers est d’environ 15 postes équivalent temps plein, pour un public à dominante féminine, soit environ 30 personnes concernées par an.

Depuis 1995, plus de 350 salariés se sont succédés et, selon nos estimations via une étude permanente, au moins la moitié d’entre eux a retrouvé le chemin de l’emploi de façon pérenne.

J’étais en prison pour quelques années. Vers ma 20ème année, pour sortir plus vite, en profitant d’un aménagement de peines, il me fallait monter pour le JAP (Juge d’Application des Peines) un dossier de sortie.

Par un co-détenu j’ai entendu parler de La Table de Cana et ça m’allait bien car j’avais pris goût à la cuisine en travaillant dans ce secteur à la prison.

J’ai profité d’une permission de sortie provisoire de 4 jours pour prendre contact avec La Table de Cana. Ils m’ont reçu de suite, vu mon peu de temps en permission. Très bon accueil du chef de cuisine et du chargé d’insertion : ils étaient d’accord pour me donner ma chance à la sortie. Muni d’une promesse d’embauche j’ai pu monter avec le SIPP (Service d’Insertion de Probation de la Prison) un dossier de sortie en conditionnelle qui faisait sérieux. Et ça a marché !

Suite à quinze jours de repos, pour me réhabituer à une vie normale, je fus embauché à Gennevilliers à 7 heures du matin. Et j’étais là à l’heure ! Le chef m’a de suite expliqué le travail. Il m’a mis au secteur du froid. J’ai été de suite mis à l’aise. Visiblement à La Table de Cana il n’y avait pas de préjugés. Que je sois sérieux au travail avait l’air de leur suffire !

Ainsi j’ai évolué et progressé dans cette maison qui me plaisait, le froid puis le chaud. Ayant un permis j’ai même été promu chauffeur livreur pour un temps.

Mais je trouvais la paie un peu maigre ! A tel point qu’à chaque remise de feuille de paie je faisais sentir mon mécontentement et, suivant mes habitudes, je me mettais à bouder ! A quoi ils répondaient que si je trouvais un travail à temps plein à l’extérieur je serais certainement mieux payé.

C’est ainsi, qu’au bout d’un an et demi, avec l’aide de Julie, la chargée d’insertion qui suivait les offres de Pôle Emploi, et suite à 2 entretiens d’embauches, je me suis retrouvé chez Dalloyau au secteur des plateaux repas.

Vu mon tempérament difficile ça n’a duré que 6 mois ! Mais j’ai rebondi. J’ai même eu 2 propositions sérieuses et j’ai opté pour la Clinique la Jonquière où je suis toujours depuis 2007, visant une promotion.

Maintenant mon tempérament j’y fais gaffe…

Diedy

Un jour ensoleillé du mois d’octobre, nous rendons visite à Mario qui a bénéficié du parcours d’insertion de La Table de Cana Gennevilliers, il y a une éternité. Fidèle au poste, derrière son comptoir, Mario nous accueille bras et sourire ouverts dans sa pizzeria.
Il y a presque 20 ans, Mario a bénéficié du parcours d’insertion de La table de Cana Paris-Gennevilliers. Au chômage depuis trop longtemps, il tente sa chance, fort de sa motivation et son goût pour la cuisine. « J’ai tout fait là-bas, livraison, logistique, cuisine. Moi, tout ce que je sais faire, je veux bien le faire ! Au début, on était pas nombreux !»
Le gérant lui propose un jour de devenir salarié unique d’une pizzeria dont il est propriétaire au Marche du carreau à Neuilly. Mario se souvient : « On m’a formé en un mois et après, hop, je me suis débrouillé ! Je m’en souviendrai toujours, c’était le 1er avril 1998. Au début, je voulais proposer du poulet mariné, une spécialité de mon pays d’origine le Portugal. En fait, aujourd’hui, je fais toujours des pizzas ! ».
On échange sur le chiffre d’affaires avec ce patron, mais par-dessus-tout, on parle de gastronomie, de sa pâte faite tous les matins, des secrets de fabrication de sa sauce tomate. Quand on goûte sa pizza ; on ne s’y trompe pas, c’est frais. Les fournisseurs ne sont pas loin, puisqu’il s’agit des maraîchers du Marché du Carreau. On parle aussi de l’avenir, des études de son fils, passionné de graphisme. Mario voudrait qu’il aille au-delà du BTS « (…) pour qu’il soit plus libre de choisir ».

Mario

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