La Table de Cana est soutenue par l’association LTCPNO : découvrez ce qui se cache derrière ces lettres !

6 Nov, 17 | Actualités

La Table de Cana Paris-Gennevilliers est une entreprise d’insertion. Elle relève un double défi : être aussi exigeante qu’une entreprise classique, tout en recrutant et accompagnant des personnes éloignées de l’emploi. Pour mener à bien cette mission difficile, mais possible, elle s’appuie sur son association locale : l’Association LTC (anciennement La Table de Cana) Paris Nord-Ouest (LTCPNO).

Didier Pezout, président de l’association, et Christophe Priant, son trésorier, nous en disent plus sur l’histoire de cette association et leur engagement.

Comment avez-vous connu La Table de Cana ?

Didier Pezout  : J’ai rencontré Franck Chaigneau, le fondateur de La Table de Cana en 1987. C’est un copain de promotion qui me l’avait présenté. Après mes études en Ecole de Commerce, je travaillais en effet à l’époque chez Francis LEFEBVRE, cabinet réputé de conseil juridique et fiscal.  Franck cherchait alors quelqu’un qui l’aiderait dans le montage juridique de sa structure et dans la recherche de fonds. Le projet, situé historiquement à Anthony, marchait bien en effet, mais il utilisait les cuisines d’une école et avait donc besoin de trouver des locaux pour se développer et par conséquent avait aussi besoin d’argent pour investir dans un laboratoire de cuisine « professionnelle », aux normes d’une activité traiteur. C’est comme cela que j’ai commencé à aider bénévolement La Table de Cana.

Quelle mission remplit LTCPNO ?

DP : «  Nous sommes plutôt, en tant qu’association, positionné dans l’appui à l’entreprise d’insertion et non dans sa direction (l’Association est minoritaire au capital) et essayons d’attirer toujours plus de bénévoles pour faciliter la vie des encadrant-es et des personnes en insertion (…) En 1995, Jean Marie Clément a repris La Table de Cana Paris – Gennevilliers. Là aussi, j’ai aidé au démarrage à la demande de Franck Chaigneau. Aujourd’hui, je suis Président de l’association locale de La Table de Cana Paris – Gennevilliers.

Qu’est-ce que vous apporte le bénévolat à LTCPNO ?

DP : Je trouve très gratifiant de mettre mes compétences en comptabilité, fiscalité et finances, sujets a priori très business, au service d’un projet social, pour donner une seconde chance à des personnes qui partent ou reviennent de loin ! Ce sont les mêmes outils techniques, les mêmes moteurs que dans une entreprise traditionnelle, mais la finalité n’est pas le profit ni l’enrichissement financier des dirigeants ! La cuisine est une magnifique idée pour la réinsertion : c’est un produit qu’on fabrique soi-même, dont on voit tout de suite le résultat, qu’on fait partager aux autres et dont on est vite très fier. Le travail redonne de la dignité, c’est tout le contraire de l’assistanat. Pour moi, c’est le combat qui vaut la peine d’être mené dans notre société d’aujourd’hui. »

« La cuisine est une magnifique idée aussi pour la réinsertion : c’est un produit qu’on fabrique soi-même, dont on voit tout de suite le résultat, qu’on fait partager aux autres et dont on est vite très fier. »

Je me souviens des Noëls du Secours Catholique, des Garden Party à l’Elysée (on se faisait taper sur les doigts par les gardes républicains parce que nous nous promenions ma femme et moi main dans la main dans les salons de la République !). Mais c’était du concret, nous avons donné un coup de main en cuisine et en service. Ça m’a permis d’être confronté à une réalité et de voir quelles sont les réelles difficultés d’une partie des salarié-es en insertion pour s’en sortir : avoir le sens des priorités quand tout dans la vie devient un problème. Mais quand on manque de confiance en soi, c’est difficile, on se fait vite une montagne de quelque chose qui n’est pas insurmontable et on ne sait plus par quel bout et dans quel ordre prendre les problèmes.

Quel est le projet dont tu es le plus fier avec l’Association La Table de Cana Gennevilliers ?

Christophe Priant : Luc FLAMENT, mon prédécesseur et bénévole historique, avait pendant une période animé une petite école pour les salarié-es en insertion. Il y avait des cours d’alphabétisation, d’histoire et d’instruction civique 1 à 2 fois par semaine. Ce projet a été réduit faute d’espace suffisant pour accueillir la « classe ». La Mairie de Gennevilliers n’a pu nous prêter un local. Aujourd’hui, les cours que donnent Monique fonctionnent bien. Cela se passe en bilatéral, un réel rapport de confiance s’est instauré entre les salarié-es et elle.

« Les cours de français […] fonctionnent bien. […] un réel rapport de confiance s’est instauré entre les salarié-es et elle »

Avez-vous besoin de recruter de nouveaux bénévoles ?

CP : Oui, quelques missions prioritaires se dessinent ! Nous aurions besoin d’un-e autre professeur-e de français pour proposer des cours plus fréquents et permettre aux salarié-es de progresser plus vite !  Les compétences d’un-e psychologue nous seraient utiles aussi pour accompagner certain-es salarié-es qui en ont besoin et manquent de ressources. Enfin, nous aimerions mettre en place un système de parrainage pour accompagner les salarié-es en insertion juste avant leur départ de La Table de Cana. Cela permettrait un soutien personnalisé  et régulier dans la recherche d’emploi, un réel accompagnement pour rassurer, conseiller, avant le grand saut dans le monde de l’emploi classique !

 

 

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